Comment reprendre confiance en soi ? à Paris 9ème

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Comment reprendre confiance en soi ? à Paris 9ème

Comment reprendre confiance en soi ? à Paris 9ème

 

Jambes en coton, suées, boule au ventre, gorge nouée en banlieue parisienne tout comme partout ailleurs… Nous avons tous déjà connu ce trac à l’approche d’une montée sur scène ou de l’énoncé d’un discours en public. Si cette appréhension est quelque chose de normal, elle peut se transformer en peur et devenir handicapante pour certains. Devant l’angoisse universelle de mort, prendre la parole en public constitue la plus grande crainte chez 60% des français. Mais à quoi est due cette peur qui apparaît parfois comme irrationnelle ? Il s’agit en réalité d’une double peur : la peur de soi et la peur des autres. La plupart du temps cette anxiété renvoie au manque de confiance en soi. Il ne s’agit pas là non plus de quelque chose de pathologique, nous avons tous déjà connu ce sentiment à des degrés divers, au moment d’entrer dans la vie active, lorsque l’on change de métier par exemple. Le manque de confiance en soi constitue le premier motif de consultation chez le psychologue. Mais alors, quand toute confiance semble perdue, comment reprendre confiance en soi ?

 

Avant toute chose, il est nécessaire de donner une définition du manque de confiance en soi pour le distinguer de la timidité ou de l’anxiété sociale. La timidité constitue le versant le plus répandu de ces troubles sociaux, elle correspond à « un manque d’assurance, de hardiesse dans ses rapports avec autrui ». Le manque de confiance en soi quant à lui renvoie au fait de « ne pas avoir foi en ses capacités ou en son potentiel ». Fait plus rare, 3% de la population souffre d’anxiété sociale. Il s’agit d’une pathologie décrite dans le DSM-V (manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) comme « extrêmement invalidante ». Si le manque de confiance en soi ne constitue pas une donnée pathologique en tant que tel, il s’agit d’un trouble transnosographique, c’est-à-dire qui peut amener des troubles annexes tels que des perturbations alimentaires (boulimie, anorexie), une dépression ou encore une dépendance à l’alcool notamment, la personne étant alors à la recherche d’une désinhibition qui viendrait faire taire l’angoisse momentanément.

 

Comment le manque de confiance apparaît-il ? Souvent, le manque de confiance en soi puise son origine dans l’enfance voire dans la petite enfance et peut provenir de ce que les spécialistes nomment les traumatismes de cour d’école : entre eux, les enfants n’hésitent pas à se critiquer les uns les autres. Seulement, en fonction des différents tempéraments, un enfant inhibé ne recevra pas ces paroles de la même façon que les autres, et cela pourra avoir des conséquences à plus ou moins long terme, et ce notamment sur sa confiance en lui. Ces tempéraments constituent une prédisposition, comme c’est le cas pour un environnement parental qui n’est pas favorable à l’acquisition d’une confiance en soi (rigidité dans l’éducation, autoritarisme, ou, a contrario, un environnement peu étayant). Ainsi, le manque de confiance en soi s’ancre progressivement dans l’individu et dans son fonctionnement global. Cependant, dans de rares cas, il peut survenir à la suite d’un traumatisme tel un viol, du harcèlement. Le travail à engager pour retrouver une confiance en soi sera quasi semblable dans les deux cas. Le manque de confiance en soi est ainsi inscrit dans la durée, il correspond au mode de fonctionnement parfois ancré depuis la plus tendre enfance. Cependant, il n’est jamais trop tard pour reprendre confiance. Le manque de confiance en soi n’est pas figé, même à un âge avancé, il n’est jamais trop tard. Engager un changement est donc un travail coûteux pour l’individu en termes d’investissement et de durée.

Le psychothérapeute, s’il est mis en position de « sujet supposé savoir », n’est pas pour autant un magicien qui va pouvoir régler les problèmes seul, mais son intervention consiste par son écoute bienveillante à permettre à l’être de se révéler à lui-même, démarche qui permet au patient puis au psychanalysant de tirer les bénéfices de son investissement sur le long terme Engager ce travail sur soi-même va progressivement mener l’être qui vient consulter à mieux se connaître lui-même, conquérant ainsi progressivement un savoir sur sa vérité.

Cette notion est le point de mire de la psychanalyse et peut permettre d’exorciser certaines angoisses liées aux failles du savoir, de ces questions qui transparaissent dans les symptômes et que l’on pourrait formuler ainsi : « qui je suis vraiment ? », « Que suis-je ? »...

 

Au fur et à mesure de cette découverte de cette part inconsciente en nous-même, la peur de soi s’évanouit et laisse alors une possibilité d’exister en tant que tel, sans se comparer inlassablement aux autres. Dans cet engagement, le psychanalyste accompagne le psychanalysant à différencier ce qu’il est en est de son désir et se son ego, dans le but de savoir appréhender les critiques sur ses actes, sans les prendre pour une attaque personnelle. Il s’agit d’un travail de ré-ancrage dans la réalité qui tend à dénouer l’agressivité qui sous-tend la petite voix dans sa tête qui répète sans cesse à la personne qu’elle n’est pas à la hauteur. A mesure de l’avancée du travail, ces paroles redondantes pourront laisser place à une perception plus apaisée de soi. De nombreuses angoisses font souvent irruption dans ce travail de changement, de bouleversement. Le fait de se dévoiler à soi et aux autres renvoie l’être à qui il est réellement. Le psychanalyste, en conservant sa bienveillance et en s’investissant également dans l’opération, permet au psychanalysant de parler ses angoisses et de transformer ainsi cette énergie en désir. Petit à petit et avec l’appui étayant du psychanalyste, le psychanalysant va apprendre à d’avantage danser avec le réel, lui permettant d’avantage de réussites et d’affirmation de soi. Incessamment, l’individu saura s’affirmer ou se réaffirmer au sein d’un groupe social dans lequel il saura trouver épanouissement et contentement.  

 

Lorsque l’on aborde le manque de confiance en soi, il est de rigueur de parler de fléau de notre société. Les magazines de mode véhiculant l’image stéréotypée du corps parfait, les harcèlements à l’école ou au travail peuvent participer à l’entretien du manque de confiance en soi. Mais alors, comment est-il possible de reprendre confiance en soi à Paris ou ailleurs ? Prendre ou reprendre confiance nécessite un investissement important, il est vrai, mais le bénéfice que récupère le psychanalysant dans sa cure est littéralement inestimable.

 

 Comment reprendre confiance en soi ? à Paris 9ème

Capucine Weinling

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