Le commencement d'une cure avec un psychanalyste à Paris 9e

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Le commencement d'une cure avec un psychanalyste à Paris 9e

Le commencement de la cure avec un psychanalyste à Paris 9e

 

       Tout d’abord, il est important de savoir que ce n’est pas parce que l’on rencontre un psychanalyste que l’on entre en psychanalyse.

En effet, avant de commencer sa psychanalyse, on entre déjà en psychothérapie.

 

Nous parlons alors de psychothérapie avec psychanalyste. Celle-ci se différencie de la psychothérapie avec psychothérapeute en termes de méthode et d’efficacité. (Comment choisir sa psychothérapie à Paris)

 

Pour qualifier la psychothérapie avec psychanalyste, certains psychanalystes et psychologues parlent de « psychothérapie analytique » ou de « psychothérapie d’inspiration analytique ».

Pour des raisons que je développerai ultérieurement, nous préférons parler de psychothérapie avec psychanalyste pour simplifier les communications scientifiques, que le clinicien se trouve à Paris ou à Rio

 

Ainsi, avant de commencer une psychanalyse, le patient qui rencontre un psychanalyste commence par entamer une psychothérapie.

 

En effet, le psychanalyste ne peut pas savoir tout de suite si la personne qui vient lui rendre visite est prête à entrer en psychanalyse. Malgré tout le savoir qu'il peut acquérir tout au long de son expérience et grâce à ses études, ce n’est pas de son ressort...

D’ailleurs, ce n’est pas le patient non plus, tout du moins son égo. C’est son désir !

 

À travers le discours du patient (cf La méthode des libres associations), le psychanalyste peut repérer le positionnement subjectif dans lequel se trouve le patient et lui propose d’entrer en psychanalyse dès lors que le désir de savoir apparaît dans son discours.

Pour ne pas biaiser l’expérience, nous ne divulguerons pas ici les éléments qui permettent de repérer cette modification subjective. Il s’agit effectivement d’une élément essentiel qui témoigne d’un changement dans la qualité du transfert.

 

Ce n’est pas le temps chronologique qui conditionne ce passage de la psychothérapie à la psychanalyse mais un temps logique qui varie en fonction de chacun et de chacune. C’est ce qui fait également la spécificité de la psychanalyse en ce qu’elle vise justement le désir et la subjectivité et non le conditionnement du désir du patient par la parole du psychothérapeute. (cf psychothérapie avec psychothérapeute)

 

Parfois, certaines personnes rentrent dès la première séance en psychanalyse, parfois au bout de quelques semaines et parfois, elles ne le veulent ou ne le peuvent tout simplement pas.

 

A la différence de la psychanalyse proprement dite, la psychothérapie avec le psychanalyste se déroule non pas sur le divan mais en face à face. Ainsi le patient peut d’avantage s’appuyer sur la personne du psychanalyste, lui poser des questions et ce dernier intervient d’avantage que dans le cadre de la psychanalyse.

 

Même si la méthode des libres associations reste la même, le positionnement du psychanalyste est donc légèrement différent.

En effet, du fait du transfert propre à la psychothérapie, le psychanalyste adopte ainsi des techniques différentes que dans le cas de la psychanalyse. Cependant, il veillera à ne pas nourrir ce rapport transférentiel de psychothérapie pour faciliter l’émergence du désir de savoir du patient.

 

Si le psychothérapeute répond par exemple à une question que pose le patient, tantôt par ses propres préjugés, tantôt en lui donnant des techniques (différentes selon la thérapie : TCC, sophrologie, relaxation…) ou encore un médicament, il vient alors combler et saturer l’espace dans lequel aurait pu fleurir le désir de savoir du patient.

En effet, si l’on répond à une question, si on comble le manque de l’autre au niveau du savoir, alors on détruit son désir et notamment son désir de savoir.

C’est ici que se distingue la psychothérapie avec psychanalyste car ce dernier vise justement à préserver, à nourrir, à faire fleurir ce désir de savoir qui est justement la force qui propulsera la psychanalyse et pourra amener le psychanalysant à devenir sujet. Si on répond à la demande du patient par une réponse préadapté, on fait finalement comme le parent qui par un excès d’amour, couve et gave son enfant, pensant bien faire, mais qui ne se rend pas compte que ce faisant, malgré lui, il l’empêche de grandir, de manquer, et donc, de désirer.

 

Ainsi, c’est de la responsabilité du psychanalyste de manier le transfert avec dextérité, avec le plus grand tact et la plus grande finesse pour qu’au cas par cas, un patient puisse devenir psychanalysant et enfin, à la sortie de sa psychanalyse, devenir sujet, responsable de son désir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le commencement de la cure avec un psychanalyste à Paris 9e

 

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