Savoir dire non, à Paris 9e

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Savoir dire non, à Paris 9e

Savoir dire non,

                                                                                     à Paris 9e

 

 

 

« Tu peux t’occuper de ce dossier ? » -Oui

« Je n’ai pas le temps de le faire, tu peux faire mon travail à ma place ? » -Oui

« J’ai envie de sortir sur Paris ce soir, mais je n’ai personne avec qui y aller, tu viens ? » -Oui

« T’es sûre ? Parce que je sais que tu n’aimes pas trop ça... » -Oui

« Ça vous dirait d’aller dîner ensemble ? » -Oui

« Demain, vous pouvez me remplacer ? » -Oui

 

On peut continuer à citer des heures des exemples de situations où certains n’oseront pas refuser une demande venant d’une tierce personne.

 

D’autres personnes se demanderont quelles sont les raisons qui poussent ces gens à ne pas oser dire non, mais ce n’est pas une chose si facile à faire pour tout le monde ! C’est vrai, on peut se demander en quoi dire non est difficile, mais je vous assure que pour d’autres, ce mot est un des plus durs à prononcer.

Pour les personnes qui ne savent pas dire non, se retrouver dans une situation où ils ne seraient pas totalement en accord avec ce qu’on leur demande est un vrai cauchemar parce qu’ils se retrouvent piégés, par eux-mêmes !

On leur demande un service qu’ils n’ont pas envie de rendre, parce que cela va à l’encontre de leur désir personnel, ou pour n’importe quelle autre raison ; malgré ce désaccord intérieur, la personne doit donner une réponse à l’autre. Quelle réponse va-t-il donner ? Sachant ce qu’il pense, on pourrait s’attendre à un refus, une opposition, mais non ! Par peur de décevoir, la personne va se restreindre, et faire passer le désir de l’autre avant son propre désir et accepter ce qu’on lui demande. 

 

Dans certains cas, dire oui ne coûte pas réellement à celui qui n’ose pas dire non, il va prendre sur lui, et l’histoire s’arrête la. Par exemple, un ami va lui demander de faire quelque chose à sa place ou de l’accompagner quelque part dans Paris ou ailleurs. Certes, cela ne l’enchante pas, mais bon, c’est un ami, la vie est faite de concessions et nous ne voulons pas froisser notre ami, parce que nous tenons à lui, donc, nous acceptons. Ici, il n’y a pas mort d’homme.

 

Mais dans d’autres cas, cette attitude peut s’avérer très contraignante. Poussé à l’extrême, ce phénomène peut amener les individus à se piéger eux-mêmes. Parce que oui, ceux qui ne savent pas dire non se sentent parfois piégés, peuvent même remettre la faute sur l’autre, mais si ils ne veulent pas faire quelque chose, ils sont libres de refuser.

Mais parfois, nous sommes tellement durs et impliables avec nous-mêmes que nous devenons notre propre tyran, responsable de notre malheur et de notre asservissement.

Prenons des exemples concrets : vous êtes dans un magasin, vous cherchez une nouvelle paire de chaussures. Vous sillonnez les allées quand soudain, une vendeuse vient vous demander si vous avez besoin d’aide. Vous lui répondez juste que vous cherchez une paire pour l’été. Et d’un coup, elle vous ramène une paire, en vous disant que ce modèle est très tendance et vous sort tous ses arguments pour vous la faire acheter. Ce genre de situation est banale, mais pour certains, elle se transforme en véritable cauchemar. La paire qu’elle vous montre ne nous plait pas du tout. Eh bien celui qui ne sait pas dire non ne va pas oser dire ce qu’elle pense, et peut même en arriver à acheter la paire.

Une autre situation. Un homme au travail discute avec une de ses collègues. Il l’inviterai bien à dîner à Paris ou là où il vit, il décide alors de lui proposer. La femme, gênée, n’est pas réellement intéressée par l’invitation, mais ne voulant pas le vexer, n’osant pas refuser une telle invitation, elle va dire oui, à contre cœur.

 

Mais ne pas savoir dire non à force va faire souffrir!

Bien sur, c’est évident ! Mettez-vous à sa place, vous n’avez réellement pas envie d’accepter ce qu’on vous demande, mais vous ne pouvez vous empêcher de consentir. Comment vous sentez-vous après ? Vous vous en voulez peut-être, non ? Vous vous demandez pourquoi vous avez accepté, vous êtes énervé contre vous-même, vous prenez votre acquiescement comme un signe de faiblesse. Votre estime de vous-même et votre égo prennent un coup. Ensuite, vous êtes en colère contre celui qui, selon vous, vous a imposé à demi-mots ce qu’elle vient de vous demander. Bref, être confronté à ce genre de situation peut devenir un vrai combat intérieur.

 

Si vous vous enfermez dans l’affirmative systématique, cela devient un réel frein à votre vie.

Lorsqu’une personne veut en finir avec ça, évoluer, et apprendre à dire non, elle va se demander quelles sont les façons pour ce faire.

La psychothérapie avec psychanalyste, ou la psychanalyse s’avèrent être des moyens efficaces pour changer cette habitude. En effet, le fait de ne savoir dire non en aucune circonstance est signe d’un conflit intérieur lié tout à un rapport problématique entre son rapport à son désir et au désir de l’autre.

Grâce à la méthode psychanalytique des libres associations, le patient et psychanalysant va accéder à la source du problème qui l’amène à ne pas pouvoir dire non. Il va être extériorisé au travers de ses associations libres, à travers ces paroles qu’il fait jaillir de lui en laissant ses pensées s’échapper de son esprit sans qu’il ne les juge et n’ose les dire.

Une fois le conflit intrapsychique résolu, la personne va pouvoir dire non beaucoup plus facilement, sans pour autant ressentir de la culpabilité. Le psychanalysant devenu sujet à la sortie de sa cure est devenu responsable de son désir. Il peut ainsi s’affirmer, soutenir son désir sans culpabiliser, sans avoir peur de dire non à la demande de l'autre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Savoir dire non, à Paris 9ème

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