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Supervision et contrôle de psychanalystes, psychologues, psychothérapeutes | Paris 9 ou téléphone

 

Superviseur et contrôleur à Paris 9 : accompagner la pratique clinique de ses confrères

Vous êtes psychanalyste, psychologue, psychothérapeute, ou professionnel du soin, et vous cherchez un superviseur pour encadrer votre pratique clinique ou un contrôleur pour votre pratique en tant que psychanalyste, vous pouvez me contacter directement par mail ou par téléphone.  

Supervision et contrôle : de quoi parle-t-on ?

Les termes de supervision et de contrôle désignent deux dispositifs cliniques proches mais distincts, qui répondent à des besoins différents selon la pratique et la position clinique que vous occupez.

  • La supervision est un dispositif plus large, utilisé par les psychologues, psychothérapeutes, éducateurs, infirmiers en psychiatrie, professionnels de la protection de l'enfance, et plus largement tous les professionnels du soin. Elle vise à accompagner la pratique clinique, à éclairer les impasses, à soutenir la position professionnelle.
  • Le contrôle est un dispositif qui s’adresse plus spécifiquement au psychanalyste. Il constitue, avec la psychanalyse personnelle et l'étude des textes, l'un des trois piliers de la formation du psychanalyste tels que Freud puis Lacan les ont formulés. Le contrôle éclaire ce qui se joue de la position du psychanalyste dans la cure — transfert, contre-transfert, désir, écoute.


Selon votre formation, votre orientation, et le moment de votre parcours, l'un ou l'autre de ces dispositifs peut être indiqué.

À qui s'adresse cet accompagnement ?

Aux psychanalystes, qu'ils soient en formation au RPH ou dans une autre école, en début d'installation ou établis depuis longtemps. La supervision et le contrôle sont indispensable à toute pratique psychanalytique, dès la première cure. Ils se poursuivent tout au long de l'exercice.

Aux psychologues cliniciens, en libéral ou en institution, qui cherchent une supervision psychanalytiquement orientée pour tenir leur pratique dans la durée. La supervision est particulièrement précieuse en début d'exercice, mais reste utile à tout moment du parcours.


Aux psychothérapeutes
— quel que soit leur cadre théorique de référence — qui souhaitent bénéficier d'un regard psychanalytique sur leur pratique, sans que cela suppose une conversion à l'orientation psychanalytique. Beaucoup de praticiens formés à d'autres approches trouvent dans la supervision avec le psychanalyste un éclairage complémentaire précieux.


Aux professionnels du soin en institution
: infirmiers en psychiatrie, éducateurs spécialisés, travailleurs sociaux, professionnels de la protection de l'enfance (ASE), de l'ESMS, du secteur médico-social. La supervision individuelle est ici particulièrement utile pour ce que la supervision d'équipe, par sa nature collective, ne peut pas traiter — la position personnelle du professionnel dans le lien clinique.


Aux étudiants en psychologie
en M2 ou en stage professionnalisant, qui rencontrent leurs premiers patients et souhaitent un cadre pour élaborer ce qui se joue dans leurs entretiens.

Pourquoi supervision et contrôle sont-ils indispensables ?


Freud, dès les premières années de l'histoire de la psychanalyse, a insisté sur la nécessité pour tout praticien de disposer d'un cadre d'élaboration de sa pratique. Il n'y a pas de clinique sans point aveugle. Il n'y a pas de pratique sans moments où l'écoute se brouille, où le transfert se déplace, où quelque chose du praticien lui-même vient s'engager sans qu'il le sache.

Jacques Lacan a formalisé cette exigence en faisant du contrôle l'un des piliers de la formation. Pour Lacan, le contrôle n'est pas un enseignement ni un conseil : c'est un dispositif où le praticien peut entendre, dans son propre récit de sa pratique, ce qui lui échappait — et construire, par-là, sa position de psychanalyste.

Fernando de Amorim, fondateur du RPH – École de Psychanalyse, a poursuivi et rigoureusement développé cette exigence. Pour Amorim, le contrôle n'est pas une option, mais une responsabilité éthique : parce que le psychanalyste engage, dans la cure, la vie psychique de ceux qui viennent le voir, il n'a pas le droit de ne pas se donner les moyens de tenir sa position. La supervision et le contrôle, dans cette perspective, sont ce qui protège la cure du patient et du psychanalysant.

Cette rigueur vaut, à des degrés différents, pour tout professionnel du soin. Le principe est clinique, pas seulement analytique : nul clinicien ne peut travailler seul avec sérieux.


Cadre et modalités

Rythme. Le rythme est convenu entre le clinicien et le superviseur, ou entre le clinicien et le contrôleur si le clinicien occupe déjà la position de psychanalyste. Il s’établit en fonction de la pratique du clinicien, de son moment, de ses difficultés. Il peut être hebdomadaire mais aussi plus ponctuel pour une situation clinique précise. La régularité importe : c'est elle qui permet à l'élaboration de se déployer et non de se réduire à une consultation d'urgence.

Durée. La supervision et le contrôle s'inscrivent dans la durée. Ils accompagnent le professionnel à travers les moments de sa pratique, les évolutions de sa position, les difficultés cliniques rencontrées. Il n'y a pas de nombre de séances fixé à l'avance : c'est le travail qui en décide.

Lieu. Les séances peuvent se tenir au cabinet à Paris 9 (58 rue de Maubeuge, proche métro Cadet et Gare du Nord) ou par téléphone, selon la préférence et les contraintes du professionnel.

Discrétion. Ce qui se dit en supervision ou en contrôle est strictement confidentiel. Les patients dont il est question ne sont jamais nommés, jamais identifiables. Ce qui compte, c'est ce que le professionnel entend de sa pratique.

Supervision et contrôle par téléphone : cadre et méthode


Beaucoup de professionnels du soin exercent en province, à l'étranger, dans des territoires où l'offre de supervision psychanalytique rigoureuse est réduite. D'autres, à Paris, ont des emplois du temps que les déplacements compliquent.

À l’instar la cure, la supervision et le contrôle par téléphone, dans un cadre clinique rigoureux, sont tout à fait possibles. La méthode psychanalytique repose sur la parole : elle se déploie aussi bien par téléphone qu'en présence, à condition que le cadre soit tenu — horaires respectés, durée constante, absence d'interruptions, engagement de la part des deux parties. Si l’engagement du clinicien est facile à saisir, celui du superviseur et du contrôleur est tout aussi important. Pour l’illustrer, nous pouvons penser aux urgences cliniques : le superviseur doit pouvoir se rendre disponible pendant les week-ends ou pendant ses congés.  

Ce dispositif permet à des professionnels de province, d'outre-mer ou de l'étranger d'accéder à un contrôle ou une supervision qui, sans cela, leur serait inaccessible.

Ce que la supervision et le contrôle permettent

Selon la demande et le moment du professionnel, la supervision et le contrôle peuvent notamment :

  • éclairer une situation clinique qui résiste ou qui inquiète
  • repérer un mouvement transférentiel non entendu
  • soutenir la position professionnelle dans des contextes institutionnels difficiles
  • accompagner un changement d'orientation, une prise de poste, une installation en libéral
  • élaborer une impasse, un abandon de cure ou une sortie de psychanalyse
  • construire, dans la durée, la position de psychothérapeute et de psychanalyste


Il ne s'agit pas d'apprendre à faire, ni de recevoir des conseils. Il s'agit d'ouvrir un espace où ce que le professionnel entend de sa propre pratique peut se déployer, se dénouer, et retrouver sa cohérence.

Prendre rendez-vous

Que vous soyez psychanalyste, psychologue, psychothérapeute, ou professionnel du soin en institution, vous pouvez prendre rendez-vous pour un premier entretien de supervision ou de contrôle :

  • au cabinet 58 rue de Maubeuge, Paris 9 (proche métro Cadet et Gare du Nord)
  • par téléphone au 01 73 20 26 91
  • via Doctolib ou le formulaire de contact du site


Questions fréquentes sur la supervision et le contrôle

Quelle est la différence entre supervision et contrôle ?

La supervision est un dispositif large qui accompagne la pratique clinique de professionnels du soin de toutes formations. Le contrôle est un dispositif spécifique qui s’adresse au psychanalyste, soit à un clinicien, qui continue sa propre cure, qui a déjà assuré la conduite d’une psychanalyse.


Faut-il être psychanalyste pour être contrôlé ?

Le contrôle au sens strict est réservé aux psychanalystes. Pour les cliniciens qui occupent la position de psychothérapeute ou de supposé psychanalyste, on parle de supervision. Cette distinction n'empêche pas les psychologues, psychothérapeutes ou professionnels du soin de bénéficier d'une supervision avec un psychanalyste — c'est même précisément ce qui fait sa spécificité.

À quel rythme faut-il venir ?

Le rythme dépend de votre pratique et de vos possibilités. Ce qui importe est la régularité : c'est elle qui permet à un vrai travail d'élaboration de se déployer.

Faut-il avoir fait ou faire une psychanalyse personnelle ?

Grâce aux avancées du docteur de Amorim, nous savons aujourd’hui que la cure du psychanalyste est sans fin. Elle doit donc se poursuivre tout au long de sa pratique clinique. Bien sûr, cela n’est pas une contrainte ni une obligation. C’est une position éthique qui s’articule à la responsabilité et à spécificité de la position que le clinicien occupe dans sa pratique.  


La supervision peut-elle se faire uniquement par téléphone ?

Oui. La supervision et le contrôle par téléphone, dans un cadre clinique rigoureux, sont tout à fait possibles et sont pratiqués de longue date dans l'orientation freudo-lacanienne. C'est une modalité particulièrement adaptée aux professionnels de province, d'outre-mer, de l'étranger, ou à ceux dont les emplois du temps compliquent les déplacements.

Peut-on venir pour une situation clinique ponctuelle ?

Oui. Il est tout à fait possible de venir en supervision ou en contrôle pour une situation clinique précise qui résiste ou qui inquiète, sans engagement dans un cadre régulier. Beaucoup de professionnels commencent ainsi, puis choisissent de s'inscrire dans un travail régulier lorsque celui-ci se révèle utile.

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