Qu’est-ce que la psychanalyse ? à Paris

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Qu’est-ce que la psychanalyse ? à Paris

Qu’est-ce que la psychanalyse ?

à Paris

 

      La naissance du terme de psychanalyse date de 1896. Ce terme désigne une méthode spécifique de psychothérapie inventée par Sigmund Freud et basée sur la méthode des libres associations. C'est grâce cette méthode révolutionnaire que, dans toute l'Europe et notamment à Paris, la psychanalyse a bouleversé les conceptions de la psychologie humaine et de la médecine.

 

Elle est née précisément le jour où Fanny Moser (Emmy) a invité Freud à arrêter de se mettre vis-à-vis d’elle dans une position de maître, de psychothérapeute, mais au contraire, de se faire discret pour qu’il puisse l’écouter et qu’elle puisse parler librement. Pour être plus précis, elle lui a demandé de se taire et Freud a accepté.

 

Cet acte en apparence anodin est une révolution du champ psychothérapeutique : là où les psychothérapeutes (médecins, psychologues, magnétiseurs, sophrologues, etc) ont pour habitude de prendre vis-à-vis du patient une position de maitrise, de se mettre dans la position de celui qui sait et ce faisant, d’influencer le patients avec des paroles ou avec des gestes, Freud va par son acte entériner une nouvelle position transférentielle où le psychothérapeute s’efface, se décale de sa position d’influence pour laisser la place à une parole inédite, inter-dite, à une parole qui surprend tout à la fois le patient et le psychothérapeute.

 

Plutôt que de conditionner son semblable par l’utilisation de la suggestion, par l’influence prêtée au psychothérapeute (position transférentielle de psychothérapeute), c’est le patient qui en associant ses pensées librement à haute voix va trouver dans ses paroles à la fois sa propre issue en tant que sujet et la résolution de ses symptômes. C'est ainsi qu'exercent normalement les psychanalystes à Parisdans la banlieue parisienne et partout ailleurs.

 

A la différence des psychothérapies où les effets des différentes techniques finissent par s’estomper dès lors que le lien avec le psychothérapeute est rompu, la psychanalyse en tant que traitement par la méthode des libres associations va modifier littéralement la position subjective de l’être qui en fait la traversée, modifiant ainsi son mode de jouissance, son rapport aux autres et à lui-même.

 

Même si elle vient de surcroit, au fur et à mesure des libres associations du patient, nous pouvons grâce à cette rencontre entre Fanny Moser et Freud associer la psychanalyse à la guérison. En effet, là où les psychothérapies avec psychothérapeute permettent de trouver un apaisement, à la manière des antidépresseurs qui apaisent les effets de la dépression sans pour autant la soigner, Emmy dans son geste inaugural a offert à l’humanité une méthode de traitement psychothérapique révolutionnaire : la psychanalyse.

 

De cette méthode, Freud va fonder une discipline qui s’articule autour de la règle fondamentale des libres associations. Elle comprend à la fois la technique psychanalytique, la théorisation de la pratique et les modalités de transmission du savoir.

 

Au-delà du style de chaque clinicien, les règles techniques ont été affinées depuis Freud, notamment par Lacan, pour permettre à la fois de faciliter l’avancée de la cure mais également de la mener jusqu’à son dénouement. Si elle traitait avec Freud l'ensemble des symptômes névrotiques, nous devons également à Lacan d'avoir élargi le champ opératoire de la psychanalyse aux psychoses et aux perversions.  

 

Ce que Freud va repérer rapidement, c’est que de nombreuses forces intrapsychiques sont à l’œuvre pour freiner le déroulement des libres associations, tant du côté du psychanalysant que du côté du psychanalyste. C’est la raison pour laquelle une cure peut parfois trainer en longueur voire même être avortée : le patient et le psychanalyste résistent à sa propulsion vers l’avant.

 

Que le patient résiste, c’est tout à fait normal et la technique psychanalytique vise justement à démêler ces résistances pour permettre le travail associatif.

 

Que le psychanalyste résiste lui aussi au déroulement des associations libres de son patient ou de son psychanalysant est problématique tant pour le patient qui paie le prix des résistances de celui en qui il a confiance que pour le mouvement psychanalytique. En effet, les fautes techniques, les passages à l’acte de certains psychanalystes, les différentes guerres de chapelle ou encore les conflits théoriques qui opposent parfois avec entêtement les psychanalystes de différentes écoles sont justement les résultats des résistances des psychanalystes à la psychanalyse.

 

Conscient du poids du transfert et de sa conception comme résistance, Freud avait proposé en 1909, dans un texte de recommandation auprès de médecins qui souhaitaient devenir psychanalyste, qu’ils fassent eux-mêmes une psychanalyse et surtout, qu’ils ne cessent jamais tant qu’ils exercent.

 

La recommandation est sans appel et on ne peut plus logique : plus le psychanalyste se débarrasse lui-même des résistances qui empêchent le déroulement de ses propres associations libres, plus il sera à l’aise dans l’application de la technique.

En effet, rares sont les difficultés cliniques que rencontrent le psychanalyste qui ne relèvent pas de ses propres inhibitions et de ses propres conflits intérieurs. Ce qu’il apprend dans sa formation théorique, lors des séminaires, des colloques, dans ses supervisions et bien sûr dans sa propre clinique est quasiment stérile s’il n’acquiert pas ce savoir propre à sa psychanalyse, ce savoir sur son propre désir inconscient.

 

Ainsi, la science psychanalytique se constitue depuis Freud et Emmy à travers un savoir théorique qui s’acquiert à la fois dans l’expérience clinique et dans une école de psychanalyse, mais surtout, à travers un savoir inconscient qui se conquiert au fur et à mesure de l’avancée de sa propre psychanalyse.

 

 

 A Paris 9ème.

 

 

 

 

 

 

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