Trouver un psychanalyste à Paris 9e

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Trouver un psychanalyste à Paris 9e

Trouver un psychanalyste à Paris 9e

 

Trouver un psychanalyste dans la capitale ou ailleurs peut devenir un véritable parcours du combattant, tout comme il est compliqué de trouver un psychologue à Paris. Dès lors que l’on pousse un peu ses recherches, nous pouvons nous apercevoir que de nombreux psychanalystes se revendiquent de courants et d’écoles différentes.

 

Des questions se posent alors :

 

Quel psychanalyste choisir? Quel courant de psychanalyse est le plus efficace? (Freudien, kleinien, freudo-lacanien) Comment trouver un bon psychanalyste à Paris ou en province?

 

Logiquement, il ne devrait y avoir ni débat ni confusion à ce sujet. La psychanalyse avance en tant que science et s’affine au fur et à mesure de l’articulation entre la théorie et la clinique. Dès lors qu’une notion théorique n’est plus pertinente dans l’expérience, la théorie est remaniée et réarticulée en fonction de ses effets dans la pratique. Comme toute science, elle se solidifie au gré de ses essais et de ses erreurs.

 

Cette évolution est tout à fait sensible dans l’œuvre de son fondateur. Nous pouvons très clairement distinguer par exemple une différence dans la théorie de Freud de 1900 et celle de 1920. Dès lors que sa théorisation n’est plus adaptée à la clinique, elle évolue et s’affine au fur et à mesure.

Je suis toujours étonné de voir des gens critiquer Freud sans prendre en compte qu’il était le premier à poser les jalons de cette nouvelle science. Non seulement il était seul, mais comme Rome, toute science ne se fait pas en un jour : il faut parfois plusieurs décennies, voir plusieurs siècles, pour pouvoir se constituer.

 

Ce que Freud a remarqué très rapidement, c’est qu’il était impossible pour celui qui voulait être psychanalyste de faire lui même l’économie de sa psychanalyse personnelle. En tant que science de l’exploration de l’inconscient par la méthode des libres associations, il est structurellement impossible pour quiconque de cerner quoi que ce soit à la psychanalyse sans en faire l’expérience. Par définition, l’inconscient est ce qui n’est pas conscient et tenter d’appréhender l’inconscient par le conscient est une voie sans issue qui mène le chercheur à tourner en rond.

 

En 1909, Freud va ainsi conseiller aux médecins qui souhaitent exercer la psychanalyse de ne jamais cesser leur psychanalyse. Plus tard, pour des questions politiques liée au mouvement psychanalytique de l’époque, il va céder sur cette règle fondamentale et proposer aux psychanalyste de faire une première psychanalyse et ensuite, de faire une « tranche » tous les cinq ans.

A mon avis, c’est de ce renoncement éthique que découle la plupart des dissensions que l’on observe aujourd’hui dans le monde psychanalytique.

 

Des guerres de chapelle aux rigidités techniques, des entêtements théoriques à l’idolâtrie et au dogmatisme, la plupart des conflits qui opposent les psychanalystes d’hier à aujourd’hui ne sont que le résultat de l’expression de leur propre névrose, obsessionnelle ou hystérique, qui s’exacerbe dès lors qu’ils abandonnent le divan.

 

Quel être humain peut en effet supporter autant de transfert sans que cela ne l’affecte dans sa propre structure psychique ? Etre mis du matin au soir dans la position de sujet supposé savoir n’est pas une mince affaire et ne pas être dupe de la position de semblant que nécessite le support du transfert nécessite que le psychanalyste soit bien accroché à sa propre psychanalyse. Ni tous les 5 ans, ni tous les 4 matins, mais tout le temps qu’il supporte sa position de psychanalyste.

 

C’est de cette question éthique on ne peut plus logique que dépend à mon avis la qualité du psychanalyste, tant dans l’exercice de sa fonction clinique que dans celui de la théorisation de sa pratique.

 

De Freud à Lacan, en passant par Ferenczy, Abraham, Klein ou Winicott, la psychanalyse avance pas à pas et se constitue comme science au fur et à mesure de ses erreurs et de ses validations cliniques.

 

Mais en attendant que tous les psychanalystes soignent leur propre névrose, s’unissent en un mouvement scientifique épuré de l’expression de leurs symptômes, de ces guerres intestines qui reflètent le conflit de leurs propres obsessions, il est important pour les futurs psychanalysant de bien se renseigner au préalable sur celui ou celle à qui ils vont confier cette responsabilité de leur faire traverser leur psychanalyse.

 

Ni freudien, ni lacanien, un psychanalyste ne se limite pas à un courant particulier ou à une fascination pour une personnalité, mais il étudie de manière rigoureuse tous les auteurs qui ont fait progresser la psychanalyse, tant par leurs erreurs que par leurs avancées théoriques.

 

Ni freudienne, ni lacanienne, on peut finalement dire que la psychanalyse est freudo-lacanienne : elle n’est pas un culte mais une science qui se démontre notamment par les neurosciences mais surtout, par l’effet qu’elle produit au jour le jour sur les psychanalysants du monde entier.

 

Ainsi, pour trouver aujourd’hui un psychanalyste à Paris et partout ailleurs, il me semble pertinent de savoir dans quelle école de psychanalyse il se forme (car la formation est sans fin pour le psychanalyste) et surtout, s’il poursuit bien lui-même le travail qu’il propose à celles et ceux qui lui rendent visite (car la psychanalyse du psychanalyste, elle aussi, se doit d’être sans fin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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