Pourquoi consulter un psychologue, à Paris 9eme ?

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Pourquoi consulter un psychologue, à Paris 9eme ?

Pourquoi consulter un psychologue, à Paris 9ème ?

Le métier de psychologue attise les curiosités, intrigue, fascine. Entre hégémonie et inutilité, l’inconscient collectif au sujet de cette profession demeure le plus souvent connoté négativement. Si le fait même de soigner son corps quand un symptôme physique surgit est pratique courante dans notre société occidentale, la démarche de soigner son âme apparaît moins évidente. Cependant, même si certains préjugés persistent, aujourd’hui plus de 8 000 000 de français consultent un psychologue chaque année. Toute cette fantasmatique à l’encontre du psychologue mène à bon nombre de réticences et d’a priori. D’emblée, la terminologie véhicule et entretient une connotation angoissante : quand « consulter » est défini dans le dictionnaire par l’idée de « se soumettre à l’examen de quelqu’un », qui amène un sentiment de dépendance, « se faire suivre » ou « être suivi » peut induire un aspect oppressant voire aliénant. L’expression « aller voir quelqu’un » peut quant à elle entretenir la fantasmatique liée à la première consultation chez le psychologue en créant une dimension secrète, presque adultérine, taboue. Autant de terminologies qui de prime abord peuvent colporter et amplifier cette étrangeté quant à aller consulter.

Si l’inconscient collectif ne joue pas en faveur du travail des psychologues, ce qui peut constituer un obstacle majeur à la consultation est la peur. Il serait plus juste de parler de peurs, ou d’angoisses. En effet, elles peuvent apparaître nombreuses et variées. Beaucoup de personnes qui se renseignent sur la préparation nécessaire ante entretien voient émerger la nécessité de faire un travail en amont. Jean-Louis Commerson disait « la peur est un microscope qui grossit le danger » : En fait, la meilleure façon d’« être prêt » est de prendre connaissance des différents préjugés et d’en discuter pour tenter de les effacer, afin d’éviter qu’il ne fassent barrage au travail psychique engagé. Quelles sont donc les principales peurs liées à la première consultation ? On retrouve la peur d’être fou, la peur d’être faible, la peur liée à la méconnaissance ou à un désintérêt, la peur qu’on lise dans nos pensées, la peur des médicaments, celle d’être jugé (par autrui, par le psychothérapeute) ... Cette liste non-exhaustive témoigne de la multiplicité des angoisses que peut provoquer la rencontre avec un psychologue.

Encore aujourd’hui persiste une méconnaissance du métier de psychologue qui tend à conserver les a priori anxiogènes. En écho avec les terminologies employées pour symboliser le fait d’entamer un travail psychique, le psychologue est lui aussi sous le joug d’une terminologie qui n’agit pas en sa faveur. En effet, l’abréviation « psy » très communément employée réfère à bon nombre de métiers distincts les uns des autres, et plus encore. A Paris comme partout ailleurs, « psy » sert à dénommer à la fois le psychologue, le psychanalyste, le psychothérapeute, voire même le psychiatre, et si l’on va plus loin, le psychopathe. Autant d’éléments qui entretiennent la confusion et lient le psychologue à la notion de santé mentale. Faut-il être fou pour aller chez le psy ? La réponse est sans attente.

Il n’y a pas de bon ou de mauvais motif de consultation, de même qu’il n’y a pas de situation grave ou moins grave, mais cela émerge toujours d’un besoin, formulé par soi-même ou par autrui. Si souvent, ce besoin d’aller consulter un psychothérapeute se fait ressentir à la suite d’un événement traumatique tel un décès, une perte d’emploi, un accident, il est aussi très fréquent qu’un individu vienne rencontrer un psychologue pour apprendre à mieux se connaître lui-même. C’est ce que vise la cure psychanalytique. Il arrive aussi qu’un patient vienne chez le psychologue à la suite d’un questionnement (sur soi, sur sa sexualité, sur ses relations aux autres, sur son avenir, etc.) qui nécessite un éclairage. Mais le psychologue est également là pour travailler sur des sujets divers et variés, tels que la routine, une perte de motivation, un manque de confiance en soi, la timidité, le fait d’apprendre à supporter la solitude. Il peut aussi constituer une aide précieuse quand un individu a des troubles du sommeil, du comportement alimentaire, des maladies corporelles telles que la migraine, le psoriasis, l’asthme.
Les motivations qui poussent un individu à consulter sont variées, mais toutes ou presque ont en commun une angoisse ou une souffrance latente. Dès lors que le besoin d’aller voir un psychologue s’en fait ressentir, le travail psychique engagé n’en résultera que bénéfique.

La peur de se voir administrer masse de médicaments s’évanouit dans le simple fait de savoir que le psychologue n’est pas un psychiatre, il n’est pas médecin et n’a donc pas la possibilité de prescrire un quelconque traitement. La dernière peur dont nous allons discuter est celle du jugement : jugement de qui, jugement de quoi ? Lorsque l’on fait la démarche d’être aidé par un psychologue ou par un psychothérapeute, nous partageons avec lui quelque chose de notre histoire, voire de notre intimité. Pour certaines personnes il s’agit d’un acte inhabituel, et cette méconnaissance peut donner lieu à de la peur, à de l’angoisse.
Il y a d’une part la peur d’être jugé par le psychologue. En réalité, bienveillance et écoute active sont les maîtres mots de la profession. Le psychologue reçoit la personne pour la première fois sans préjugés, sans attentes particulières. Il est également soumis au secret professionnel, il est important de le savoir. Pour s’aider, se rendre plus efficace, il n’est pas rare que le psychologue fasse lui-même appel à un confrère afin d’opérer un travail de supervision. Cette rencontre entre les deux professionnels pourra donner lieu à des discussions quant à la rencontre avec le patient, mais toujours dans une visée progressiste, jamais dans une attitude jugeante et malveillante. De même, le psychologue travaille avec le patient à partir du matériel psychique que le patient donne lui-même à exploiter, mais le psychothérapeute est dénué de toute capacité de lire dans les pensées. La peur d’un jugement peut aussi venir de la part de l’entourage de la personne qui consulte. En effet, aller chez le psychologue est souvent perçu, à tort, comme une faiblesse, le fait de « ne pas savoir régler ses problèmes seul ». Dire à sa mère, à sa femme, à sa fille que l’on va chez le psychologue peut aller de pair avec une peur de les décevoir. En réalité, faire la démarche d’aller consulter témoigne d’une grande force mentale, qui est courageuse et coûteuse en termes d’investissement personnel. Réaliser cette démarche est un premier pas vers l’« aller mieux », puisqu’elle vient contrer les réticences, conscientes ou non, que les choses changent.

Finalement, l’entretien psychologique ne relève ni de la magie, ni de la voyance. En effet, le psychologue, à Paris ou ailleurs, a suivi une formation à BAC+5, son intervention est donc basée sur des théories. De même, le psychologue ne vient en aucun cas se substituer à un ami : avoir une vie sociale très riche et épanouie n’est pas incompatible avec le fait d’aller chez le psychologue. Mais ne faut-il pas d’abord s’aimer soi-même, pour aimer les autres ?

Capucine Weinling

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