Trouver une psychothérapie pour l'angoisse à Paris 9e

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Trouver une psychothérapie pour l'angoisse à Paris 9e

Trouver une psychothérapie pour l'angoisse à Paris 9e

 

En premier lieu, quelques considérations sur l'angoisse. C'est un concept hérité de la philosophie, introduite par Kierkegaard au milieu du XVII siècle. Son étymologie latine "angustia" signifie resserrement.

 

            L'angoisse est inhérente à la condition humaine, de tout temps tous les hommes y ont été sujets.

A l'heure actuelle, on utilise de façon indifférenciée les termes d'anxiété et d'angoisse. Le deuxième étant généralement retenu afin de caractériser les manifestations physiques du premier. La nature de l'expérience émotive est similaire mais son intensité varie fortement.

On peut considérer que l'angoisse est une forme exacerbée de l'anxiété. Elle est souvent confondue avec la peur, cependant, il existe une différence qualitative fondamentale entre les deux. La peur est dirigée vers un objet, l'angoisse est diffuse. C'est ce qui fait qu'elle parait irrationnelle.

 

            L'angoisse et l'anxiété sont des phénomènes liés à notre condition d'être parlant. Ils possèdent ainsi une valeur adaptative, mais lorsque l'anxiété devient omniprésente et l'angoisse récurrente, ils sont délétères quant à notre capacité à supporter la vie.

L'angoisse est un ressenti négatif intense, une sensation d'inconfort, d'oppression interne. Elle est l'appréhension d'une menace imminente que l'on ne peut ni identifier ni contrôler. Ce vécu échappe à la volonté et est souvent qualifié de plus fort que soi. Il peut engendrer un sentiment d'impuissance et de fatigue anormale (asthénie).

C'est une peur sans objet qui peut faire de l'environnement l'élément responsable du danger que l'on ne saurait identifier. La question se pose alors : le danger est-il imaginaire ou réel ? La menace vient-elle vraiment de l’extérieur ou plutôt de l’intérieur, de motions psychiques ?

L'anxiété est une émotion qui est caractérisée par l'appréhension d'un phénomène désagréable provoquant ainsi un malaise. Elle peut être chronique, alors que l'angoisse elle, est ponctuelle. On parle d'ailleurs de crise d'angoisse.

           

Ces crises comprennent des manifestations somatiques de nature diverses : palpitations, sudations, oppression thoracique associée à une sensation d'étouffement (dyspnée), confusions, altérations des sens, vertiges, évanouissement, déréalisation (sentiment d'irréalité) ou dépersonnalisation (être détaché de soi). Les peurs qui lui sont associées sont : de perdre le contrôle, de devenir fou et de mourir. Ces réactions peuvent aller jusqu'à une incapacité complète de bouger (tétanie). Elles engendrent des pensées pessimistes, des inquiétudes et une baisse de l'estime de soi.

Elles peuvent également être associées à d'autres troubles comme la dépression, la spasmophilie, les phobies et d'autres.

 

            Le corps se prépare à réagir à un danger qu'il ne peut identifier et lorsque le ressenti est trop intense, il se paralyse. Ce vécu handicape fortement la vie d'un individu notamment sa vie sociale, professionnelle, familiale et amoureuse. En effet, il est difficile de maintenir notre adaptation au quotidien lorsque l'on se sent constamment en danger. Lorsque cette crise se finie, reste alors l'angoisse qu'elle ressurgisse. L'angoisse devient alors la peur de la peur et cela peut virer à l'obsession.

 

Le rapport à ces crises provoque souvent un sentiment de honte qui freine la décision de consulter. Une fois cette étape passée, lorsque la demande d'aide est acceptée, à qui s'adresser ?

 

            Tout d'abord, comme pour tout problème de santé, il convient au préalable de consulter un médecin généraliste afin qu'il écarte les dysfonctionnements purement biologiques (infarctus du myocarde, problème thyroïdien, etc...). Nous n'aborderons pas dans le présent article les antidépresseurs ni les anxiolitiques. Notons simplement qu'ils visent à améliorer les symptômes et non à empêcher les crises, ils n'ont qu'un effet de surface.  

 

De la même manière, nous retrouvons les psychothérapies avec psychothérapeute. A la différence de la psychothérapie avec psychanalyste qui traite l’angoisse pathologique, la psychothérapie avec psychothérapeute, comme les anxiolytiques, permet de détourner l’angoisse dans d’autres symptômes qui la recouvrent.

Pour comprendre ce phénomène, prenons le cas d’un symptôme de lavage, autrement appelé TOC : si nous empêchons la personne qui en souffre de procéder à son lavage compulsif, des mains par exemple, ce qui va advenir, c’est l’angoisse. Ainsi nous voyons que le symptôme a une fonction de protection à l’égard de l’angoisse et la psychopathologie nous montre qu’il en est de même de la plupart des symptômes (même si le lien à l’angoisse est parfois moins évident.)

Ainsi, ces thérapies dites brèves permettent d’offrir au patient une nouvelle possibilité de camoufler l’angoisse.

Plutôt que le patient nourrisse avec son angoisse ses troubles obsessionnelles (ruminations, vérifications, rituels), ses phobies ou encore ses symptômes corporels, la psychothérapie avec psychothérapeute va lui donner des nouvelles habitudes, des nouveaux rituels qui viendront cadrer l’angoisse. Autrement dit, ce type de thérapie vise à transformer l'angoisse en de nouveaux symptômes.

Basé sur la suggestion, voir sur l’autosuggestion, l’effet des psychothérapies avec psychothérapeute tend donc à disparaître à mesure que s’estompe le lien avec le psychothérapeute.

 

 

            En psychanalyse, à Paris et partout ailleurs, l'angoisse est considérée comme la manifestation d'un conflit psychique. Freud va s’appuyer sur les thèses d’Otto Rank qui considère l’angoisse comme une forme de reviviscence d'un traumatisme originel qu'est la naissance. Elle aurait une fonction de signal qui avertit d’un danger provenant de motions pulsionnelles refoulées, de pensées inconscientes.

 

L’efficience de la psychanalyse sur l’angoisse réside donc dans la mise en évidence du conflit intrapsychique et sa liaison aux situations actuelles qui génèrent les crises permettant ainsi la liquidation du combat intérieur et donc la suppression de l’angoisse pathologique qui épuisait le sujet. La psychothérapie avec psychanalyste ou la psychanalyse permet donc un réaménagement de l’appareil psychique et de la circulation libidinale entre les différence instance, elle modifie ainsi le mode de jouissance du sujet qui réarticule son angoisse d’une façon à ce qu’elle puisse l’aider à soutenir son désir.

 

Rappelons ainsi pour conclure qu’une certaine dose d’angoisse reste tout à la fois nécessaire et salvatrice dans le rapport de l’être au réel, spécialement dans des moments importants de sa vie où il doit mobiliser son énergie pour faire face à une situation spécifique.

 

 

 

 

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