Les symptômes de la dépression, à Paris

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Les symptômes de la dépression, à Paris

Quels sont les symptômes de la dépression,

A Paris,

 

 

Depuis des années, médecins et scientifiques catégorisent à tort la dépression comme une maladie mentale, une pathologie à part entière.

En accord avec la clinique et sa théorisation freudienne puis lacanienne, la dépression est avant tout un symptôme, déclenché ou réveillé dans la vie d’un être par un évènement qui l’a marqué profondément (rupture amoureuse, conflits familiaux, changement de vie…) et par conséquent a marqué son psychisme.

 

Le terme de dépression est apparu tardivement dans la fin des années 1960 par un laboratoire pharmaceutique américain qui souhaitait écouler sa toute nouvelle molécule et son nouveau médicament : l’antidépresseur.

 

Avant, on parlait de dépréciation, de mélancolie ou de psychasthénie, ce qui renvoyait à la notion de diminution, d’affaissement des forces et surtout de combat intérieur.

 

À l’époque, on rattachait également la dépression à l’âme sans pour autant qu’elle soit considérée comme une pathologie à part entière.

En effet que l’on soit déprimé suite à la perte d’un être cher, c’est tout à fait normal et même sain, que la dépression perdure et empêche d’avancer, nous pouvons alors parler de symptôme psychique.

Les laboratoires pharmaceutiques et leur voracité gloutonne les ont amené à influencer les praticiens à diagnostiquer à tour de bras la dépression pour pouvoir augmenter leur chiffre d’affaire. Ils ont même financé les manuels diagnostiques destinés aux médecins et notamment aux psychiatres pour pouvoir, comme une stratégie commerciale rondement menée, vendre d’avantage leur produit.

Or la dépression est bien plus qu’une simple variation moléculaire, elle est articulée à l’économie psychique et à son dynamisme !

 

Ce sont les cliniciens du siècle dernier et notamment Freud et Lacan qui ont le mieux théoriser tant l’émergence que l’économie psychique du trouble dépressif.

 

Si la dépression est un symptôme, elle n’en est pas moins une souffrance, intolérable, consciente ou inconsciente, nous saisissant de l’intérieur au plus profond de nous-même. Chaque individu atteint va avoir une expérience différente, mais la douleur et les tourments restent malheureusement universels.

 

Mais si la dépression peut être inconsciente, comment la repérer, quels en sont les symptômes ? Que ce soit chez soi ou chez l’un de nos semblables ou nos proches, il nous faut connaître les signes qui trahissent ce mal-être, afin de pouvoir agir en conséquence.

 

Nous allons différencier trois types de symptômes : corporels, psychologiques et comportementaux.

 

 

                                   Les symptômes corporels

 

Tout d’abord, la dépression affaiblit notre corps. Elle provoque une grande dépense d’énergie mentale, parfois inconsciente, qui se traduit physiquement par un affaiblissement du corps. Le moindre effort physique peut devenir une épreuve digne des Jeux Olympiques (se lever, sortir).

Ensuite, une prise ou perte de poids rapide peut également venir accompagner les effets de la dépression.

De même, il n’est pas rare que la relation de couple se détériore, notamment au niveau de la sexualité : les envies et désirs liés à la sexualité peuvent s’affaiblir et les personnes souffrants de dépression peuvent ainsi ne plus ressentir de désir à l’égard de leur partenaire.

 Enfin, les troubles digestifs et respiratoires sont aussi des symptômes souvent articulés à la dépression.

Lorsque nous nous demandons si nous ne sommes pas en train de faire ou tomber en dépression, ces symptômes corporels peuvent nous mettre sur la voie. Mais ce ne sont pas les seuls, notre psychisme bien évidemment nous trahit, et nous allons voir comment ce mal-être s’exprime en nous.

 

 

                                   Les symptômes psychiques

 

Premièrement, la dépression affaiblit notre corps ainsi que notre esprit comme nous l’avons vu précédemment.

 L’envie de pleurer tous les jours sans savoir pourquoi ou le ressenti d’une tristesse profonde surgissant de nos entrailles sont des signes à bien interpréter car ils peuvent être l’expression de la dépression.

 Évidemment, ce mal nous ôte notre joie de vivre, nous n’avons plus goût à la vie, elle nous est amère ; on ne vit plus sa vie, on la subit.

 Ainsi, la dépression est souvent articulée avec d’autres symptômes psychiques : une partie de nous-même peut être affectée particulièrement, la confiance en soi.

En effet, notre estime de nous est au plus bas, nous ne croyons pas en nos atouts, en nos actes. Cette perte de confiance engendre à son tour un autre symptôme, l’indécision. Nous ne sommes plus capables de prendre des décisions, car nous avons perdu notre vision objective de nous-même, nous ne pouvons donc pas prendre de décisions, qu’elles soient importantes ou non.

De plus, il est possible que se concentrer devienne quasiment impossible. Nos pensées sont en vrac, la dépression envahit notre psychisme et s’articule avec d’autres processus psychiques qui provoquent alors des problèmes de concentration et de mémorisation.

 

Une personne touchée par la dépression se voit changer, du moins, elle change mais certaines personnes ne se voient pas changer, elles sentent ce mal, mais sans parvenir à l’identifier. C’est dans ce genre de cas que la dépression peut s’avérer délétère, car le sujet n’interprète pas les symptômes qu’il subit, il peut donc rester dans cet état un certain moment sans penser à des solutions pour changer. Pour d’autres, l’évolution de leur comportement peut les aider à prendre conscience de leur situation, nous allons voir quelques signes.

 

 

                                Symptômes comportementaux 

 

Comme nous l’avons vu dans les symptômes physiques, notre corps est affaibli, tout comme notre état psychologique. Ainsi, une personne touchée par la dépression peut avoir un mal presque surhumain à se lever de son lit le matin, d’une part parce qu’elle sent son corps lourd, faible, et d’autre part parce qu’elle refuse inconsciemment ou consciemment d’aller affronter la journée, la vie. En effet, la dépression provoque chez certains de l’hypersomnie, c’est à dire un sommeil excessif. Appelée également syndrome de fatigue chronique, la personne peut ressentir une grande difficulté à en sortir et à attaquer la journée.

De même, en plus de contraindre en quelque sorte l’être à ne pas se lever le matin, la dépression peut s’articuler à d’autres symptômes psychiques comme la rumination et une fois la nuit tombée, ses symptômes peuvent l’empêcher de dormir ! En effet, il est fréquent que la dépression soit associée à des insomnies.  

Ces troubles peuvent donc amener l’être à une paralysie de la pensée et de l’action, il se replie sur lui-même et peut même se renfermer au point de ne plus sortir de chez lui. De la solitude engendrée par ce mal-être, la personne touchée peut avoir des envies suicidaires. Cela ne veut pas dire que la personne passe obligatoirement à l’acte, mais ces pensées témoignent de la détresse et du conflit qui fait rage au sein de l’appareil psychique.

 

Toute personne touchée par la dépression peut ainsi vouloir baisser les bras, se laisser aller et laisser le mal s’installer en lui. Plutôt que choisir de laisser gagner thanatos, il est possible de prendre les choses en main et régler le conflit intérieur qui provoque la dépression.

 

Les traitements chimique qui permettent de court-circuiter les effets de la dépression en jouant directement sur le taux de sérotonine s’avèrent peu efficaces à long terme, la cause du mal-être n’étant pas enrayée, celui-ci revient ou se déplace en d’autres symptômes.

Pour celles et ceux qui souhaitent se débarrasser de ce conflit intérieur qui leur rend la vie amère et douloureuse, la psychothérapie et la psychanalyse se sont révélées particulièrement efficaces. 

 

  

Les symptômes de la dépression à Paris.

Rencontrer un psychologue pour soigner la dépression à Paris 9e.

Claire du Parquet

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